Blu-ray : Le rayon bleu

Blu-ray : Le rayon bleu

Présentées au grand public dès 2003, les innovations technologiques apportées par le disque Blu-ray, rival déclaré du HD-DVD, sont dues, comme l’indique son nom, au laser de couleur bleu-violet qu’il utilise : mais que vient donc faire la couleur là-dedans ?

Un produit

Là où CD et DVD utilisaient un rayon rouge et orange d’une longueur d’ondes respectivement de 650 et 780 nanomètres, le rayon Blu-ray permet grâce à ses 405 nanos une précision d’écriture jusqu’ici inégalée.

De même, il offre la possibilité de stocker sur chaque couche du disque jusqu’à 25GB, alors que son concurrent le HD-DVD permet de déposer « seulement » 15GB par couche. Il serait ainsi possible à terme de voir des disques Blu-ray d’une capacité de 200 GB; cependant, premier petit bémol, la plupart des disques actuellement disponibles n’utilisent qu’une seule couche contre deux en moyenne pour le HD-DVD, réduisant considérablement ces estimations incroyables.
Mais le souci majeur que pose le développement de cette nouvelle norme tient au disque lui-même: de par sa taille nouvelle, il oblige les circuits de production à renouveler leurs chaînes de fabrication, problème pratique que ne manquent pas de souligner les défenseurs du HD-DVD.

Et le consommateur ?

Si ces limitations n’apparaissent que temporaires et théoriques, l’autre souci des concepteurs concerne la protection des données enregistrées. En effet, celles-ci étant gravées très près de la surface du disque (0,1mm contre 0,6mm pour un DVD classique), il en résulte pour l’utilisateur une fragilité réelle qui se révèle être là aussi un frein au développement commercial d’un produit par ailleurs réellement innovant.
Des recherches menées par TDK ont permis de réduire cette vulnérabilité du Blu-ray aux rayures diverses, et sa supériorité technique avérée doit maintenant faire sa place dans un marché aux multiples intérêts. L’avis des premiers utilisateurs tempère toutefois cet enthousiasme: le MPEG-2 utilisé généralement pour l’encodage des films ne fournit pas toujours la qualité visuelle escomptée, et seuls ceux bénéficiant du MPEG-4 AVC(ou H.264) semblent trouver grâce aux yeux de tous.
La qualité se mesure aussi par les oreilles, et le Blu-ray démontre ici toute sa puissance, avec une qualité potentielle quasiment égale aux masters des studios, grâce aux nouveaux formats Dolby True HD et DTS HD Master Audio. Attention tout de même, tous les lecteurs ne permettent pas d’exploiter ces nouveautés, et il faudra parfois repenser son home-cinema pour en apprécier pleinement les capacités.

Blu-ray Disc Association

Autour de Sony et Philips, les initiateurs du projet, de nombreux partenaires issus du monde de l’électronique, de l’informatique et du multimédia se sont regroupés au sein de la Blu-ray Disc Association afin de promouvoir et développer ce nouveau format optique. L’atout maître est amené par Sony et sa Playstation3 capable de lire les BD (Blu-ray Disc): l’essor du format est intimement lié au succès de la dernière console du géant japonais.
Conscients des ouvertures économiques amenées par cette dernière, la majorité des studios de cinéma ont ainsi amené leur caution, et un catalogue en devenir, au développement suprématiste du Blu-ray. Rien n’est encore acquis, et les défenseurs du HD-DVD, moins intéressant sur le papier, ne sont pas décidés à laisser filer un marché tant convoité.

Déjà dépassé ?

Alors que ni les producteurs ni les consommateurs n’ont encore fait leur choix, le disque holographique fait déjà parler de lui et pourrait bien mettre tout le monde d’accord. A la différence de ses prédécesseurs, le HVD (Holographic Versatile Disc) utilise en effet la convergence de deux rayons pour lire et enregistrer les données, ce qui entraîne une capacité de stockage 160 fois supérieure à celle d’un disque Blu-Ray…

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